par Catherine Lavoie

Après l’apologie, la bouderie. Jadis vanté pour ses nombreux nutriments, peu calorique et faible en gras, notre ami le poisson se retrouve à présent sur la sellette. Pour quelle raison devrions-nous nous méfier de ce choix dit « santé » ? Eh bien, on le braconne, on le traque, on l’élève en pisciculture polluante et on en abuse… Certaines espèces sont menacées, alors que d’autres sont carrément en voie de disparition. Mais, de la poissonnerie au resto, comment les amateurs de poissons peuvent-ils faire un choix éclairé ? Ils doivent tout d’abord se demander comment la bestiole convoitée est pêchée… car oui, la pêche peut être écologique. Boycottons donc le bar du Chili (la nouvelle emblème de la surpêche) et le thon rouge (menacé par l’industrie du sushi) et faisons de la place à la morue noire et à la sériole dans nos assiettes !

Dans les faits, il peut être compliqué de savoir d’où vient notre poisson et de remonter la chaîne… Le journaliste Taras Grescoe vient de publier un ouvrage à ce sujet, How to Eat Ethically in a World of Vanishing Seafood. La traduction française (texto : Comment manger éthiquement dans un monde où les poissons et fruits de mer sont en train de disparaître) paraîtra prochainement. Grand amateur de poissons, M. Grescoe nous conseille, si nous n’arrivons pas à déterminer la provenance de notre filet de truite, de choisir de petites espèces comme la sardine ou le maquereau, qui se trouvent au début de la chaîne aquatique. Non seulement, elles sont plus nombreuses, mais leur concentration de polluants (comme le mercure) est moindre. Pour plus de détails, consultez les deux articles qui suivent. Vous serez heureux comme un poisson dans l’eau… de source (mais pas embouteillée !) !

 

http://www.journalmetro.com/ma%20vie/article/248045–l-industrie-du-sushi-menace-d-extinction-le-thon-rouge

http://www.cyberpresse.ca/opinions/chroniqueurs/marie-claude-lortie/200812/18/01-811539-poisson-alerte-dans-votre-assiette.php

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